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Vous avez franchi le seuil de notre Eglise : Soyez les bienvenus ! L'Eglise protestante est méconnue par la grande majorité des Belges. Et c'est bien connu, ce qui est inconnu fait un peu peur…


Ce site a pour but de vous aider à mieux nous connaître.


Dès les premiers frémissements de la Réforme du XVIème siècle, les Belges furent nombreux à être gagnés par ce courant de pensée, au point de faire de Bruxelles, pendant dix ans, une « République Calviniste Indépendante ». Nombreuses sont les villes belges qui firent de même et la Belgique a donc connu une époque, brève mais intense, où la religion majoritaire était le Protestantisme. Ces temps sont révolus et les Protestants sont aujourd’hui environ 100.000 en Belgique. Cela ne nous empêche pas d’être bien présents, avec une dynamique interne forte et une volonté de jouer notre rôle dans la société d’aujourd’hui, en Belgique, à Bruxelles et particulièrement à Uccle.


Le Protestantisme n’a en effet rien de monacal. Si nous ne négligeons ni la méditation ni la réflexion, nous croyons que notre foi nous conduit à nous impliquer dans le tissu social où nous sommes présents. Cette action est cependant toujours fondée et animée par notre foi. A vous, à travers cette petite brochure, de découvrir notre identité spirituelle et nos activités.


Mais ce que nous souhaitons avant tout, c’est que vous vous sentiez libres de venir nous rencontrer !


Actualités

Echos Janvier 2021 : « Bonne et heureuse année 2021 ! »

Y a-t-il du sens à présenter les vœux de bonheur et de joie en période difficile ? Vœux étant synonyme de souhaits, oui on peut souhaiter le meilleur aux siens, même si on n’a pas le pouvoir de changer les choses. La prière au Seigneur qui a tout pouvoir et dont la seule volonté se fera est une marque de foi et apporte de l’espoir et de l’optimisme.

Quoi qu’il advienne, nous pouvons nous inspirer de nos frères et sœurs dans la foi tel que nous le révèle l’Écriture pour puiser force et courage afin de traverser l’époque avec un état d’esprit semblable à celui de Siméon (Lc 2, vv22-35).

En effet, Siméon était un homme juste et pieux dont l’attitude nous apprend qu'il connaissait les prophéties, qu'il les avaient étudiées, qu'il y avait écouté les promesses du salut de Dieu, notamment chez le prophète Ésaïe (Es 49). Ce dernier a beaucoup parlé d’un avenir glorieux pour Israël, et il a parlé aussi d’un avenir encore plus riche, où toutes les nations glorifieront le Seigneur, - seul Dieu et Créateur de toute chose.

Siméon attendait le salut d’Israël. Il a écouté la Parole de Dieu grâce à l'aide du Saint Esprit, ; il a porté en lui la promesse du Messie. En effet, le projet de Dieu annoncé par le prophète Ésaïe est d’envoyer un autre Serviteur, le Messie, le Sauveur, quelqu’un qui serait capable d’accomplir la volonté de l’Éternel jusqu’à la fin.

Ainsi donc, une fréquentation des Écritures pour y écouter et recevoir les promesses de Dieu demeure vitale pour tout chrétien. Notre espérance est nourrie justement par les promesses que Dieu n’abandonnera pas son monde au pouvoir du mal. Son règne est déjà au milieu de nous, même s’il n’est pas encore totalement accompli ; il le sera bientôt lorsque Jésus-Christ reviendra dans toute sa gloire. Le Seigneur Dieu récapitulera bientôt toutes choses en Christ. Vivre dans l’attente d’un tel événement est en soi un puissant moteur pour la vie.

Signalons au passage que ce n’est tout de parler de la fréquentation des Écritures. Les scribes et les pharisiens lisaient et étudiaient aussi les Écritures, mais ils manquaient de discernement spirituel. Quant à Siméon, il était aidé en cela par le Saint Esprit sans lequel tout lecteur des Écritures risque de devenir non seulement un légaliste impitoyable, mais aussi un croyant ayant une connaissance superficielle de Jésus-Christ.

Porter en nous les promesses de Dieu quant au retour du Seigneur Jésus-Christ en gloire - c’est le plus grand événement attendu -, les méditer, les prier, vivre dans l’attente de leur accomplissement, et au quotidien, mener une vie remplie du Saint Esprit, voilà qui peut nous soutenir quelles que soient les circonstances et qui peut nourrir notre espérance, véritable antidote au désespoir, au fatalisme et à la peur.

Fort de cette espérance, je puis dire : bonne et heureuse année 2021 à toutes et à tous. Shalom.

Luc Lukusa,
Votre Pasteur

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Echos Décembre 2020 : « Humilité, simplicité, discrétion »

« Joyeux Noël ! » écrirons-nous, lirons-nous au cours de ce mois de décembre. « Joyeux Noël ! », dirons-nous le 25 décembre, croyants ou non, chacun donnant un contenu différent selon sa foi ou non.

Cependant, cette tradition suscite quelque malaise. Pour peu que l’on soit en contact avec les populations démunies, rejetées, méprisées, des couples et des familles en grande souffrance, ou endeuillées, des chômeurs, des sans-papiers menacés d’expulsion, des déprimés, des isolés, comment leur dire « joyeux noël ! » ? Comment trouver une manière digne de dire noël aujourd’hui ?

Relire les récits de la naissance de Jésus et les méditer permet d’entendre de manière toujours renouvelée une parole fraîche pour réorienter sa vie, nourrir sa foi et son espérance et les partager avec les autres. (Lire à ce propos Mt 1-2 et Lc 1-2.)

Ce qui frappe en premier lieu, c’est la manière déroutante de procéder de Dieu. Le contraste est saisissant entre le Créateur de l’infiniment grand et son humilité associée à sa simplicité, et à sa discrétion. « Christ, qui était égal à Dieu, s’est dépouillé lui-même en prenant la condition de serviteur (esclave), devenant semblable aux hommes et reconnu à son aspect comme un homme ... » (Ph 2, vv6-7).

Jésus-Christ s’est trouvé dans la condition d’un homme en étant soumis aux tracasseries administratives, à un recensement par exemple. Là-dessus, il n’y a pas de quoi faire de la poésie. Oui, le grand despote de Rome - César Auguste - a décidé de compter tous ses sujets afin de leur rappeler que l’État ne les perd pas de vue en tant que contribuables ou potentiels contribuables. Au lieu de naître tranquillement dans sa maison à Nazareth, le voilà jeter sur les routes jusqu’à Bethléem, un petit village de Judée, discret et inconnu des géographes de l’époque, car situé discrètement dans un coin perdu du grand empire romain.

Parce qu’il n’y aura pas de place à l’hôtellerie, il naîtra dans une étable, où il aura pour berceau une mangeoire. Plus pauvre que cela, on n’imagine pas. Et pourtant, Dieu dans toute sa plénitude est bien présent dans ce petit enfant. C’est une image de faiblesse au milieu d’un système totalitaire qui ne respecte que la force.

Et voici que ce petit enfant ouvre une brèche et partage en deux l’histoire de l’humanité, puisque désormais tout homme sera amené à préciser avant ou après Jésus-Christ. Pendant que le sort de l’humanité se décide à Bethléem, ô paradoxe à Jérusalem, centre spirituel de la piété juive, le temple est vide, silencieux. Dieu n’est pas toujours là où on l’attend.

À cet instant du déroulé de la vie de Jésus-Christ, seul un petit cercle d’illustres inconnus est au courant de l’événement : Marie, Joseph, Élisabeth, Zacharie, Jean-Baptiste, les bergers, les mages, bientôt Siméon et Anne.

Après sa naissance, Jésus va vivre dans la discrétion la plus complète (sauf à 12 ans lors de son voyage à Jérusalem). À 30 ans, il commence son ministère public qui durera trois ans seulement, est-on tenté de dire ! Pour une visée universelle, se limiter à un si petit territoire, et établir son quartier général en périphérie (Galilée), travailler avec une petite équipe de 12 personnes, puis de 120, des hommes et des femmes simples, humbles et souvent inconnus, pas de grandes conquêtes ; début modeste : comme une graine de sénevé, un grain de moutarde, … quel risque !

Déroutant ! C’est sur ces chemins de l’humilité, de la simplicité et de discrétion que Dieu nous invite à Le suivre, à marcher et à Le découvrir.

Comment dire « joyeux noël » aux populations démunies, rejetées, méprisées, des couples et des familles en grande souffrance, ou endeuillées, des chômeurs, des sans-papiers menacés d’expulsion, des déprimés, des isolés ? Comment trouver une manière digne de dire noël aujourd’hui ? Disions-nous.

La grâce de Dieu est nécessaire à tous pour comprendre le sens profond de noël, de la venue de Jésus Christ dans le monde et dans notre vie. En effet, aucun de ceux qui sont mentionnés dans les récits bibliques de la naissance de Jésus n’a reconnu Jésus pour ce qu’il est en réalité, par lui-même. Chaque fois, c’est toujours Dieu, par les anges, ou Dieu le Saint Esprit lui-même qui a révélé l’identité et la mission de cet enfant (voir Marie, Joseph, Élisabeth, Jean-Baptiste, les mages, Siméon, Anne, Pierre, etc…). Il y a là un message important : « Personne ne peut dire et croire que Jésus est Seigneur et Sauveur par lui-même, par un effort de volonté ; l’aide du Saint Esprit est indispensable. Le vœu d’un joyeux noël doit être précédé de prière en faveur des destinataires afin que Dieu se révèle à chacun à travers cet enfant de noël. »

Mieux encore, il convient de prendre exemple sur les bergers qui ont accueilli le message pour eux-mêmes d’abord, et qui se sont laissés toucher par Dieu qui est venu vers eux. La foi ne consiste pas à avoir une opinion sur Jésus, mais à avoir une relation de confiance et de fidélité avec Lui. C’est seulement après qu’ils se sont mis en mouvement pour être témoins d’un événement.

De nous-mêmes nous ne pouvons transformer notre monde malheureux pour en faire le paradis de nos rêves. Les tentatives ont toutes échoué. Au lieu du paradis, ce fut l’enfer. Comment trouver une manière digne de dire noël aujourd’hui ?

Comme Dieu lui-même l'a fait : en choisissant le chemin de la simplicité, de l'humilité, de la discrétion et de la foi en Dieu qui peut sauver de toutes les formes d'idolâtrie, qui libère, tout en priant que son Esprit Saint fasse advenir son règne, rende les choses possibles et accomplisse la volonté de Dieu ; en croyant à la puissance de pénétration du règne de Dieu dans les civilisations, comme le sel, comme le grain de sénevé, comme ferment solide de changement.

Mais aussi en étant porteur d'une foi, d'un amour et d'une espérance vivante.

Joyeux Noël !

Luc Lukusa,
Votre Pasteur

Télécharger l'Echo 12/2020