Bienvenue

Vous avez franchi le seuil de notre Eglise : Soyez les bienvenus ! L'Eglise protestante est méconnue par la grande majorité des Belges. Et c'est bien connu, ce qui est inconnu fait un peu peur…


Ce site a pour but de vous aider à mieux nous connaître.


Dès les premiers frémissements de la Réforme du XVIème siècle, les Belges furent nombreux à être gagnés par ce courant de pensée, au point de faire de Bruxelles, pendant dix ans, une « République Calviniste Indépendante ». Nombreuses sont les villes belges qui firent de même et la Belgique a donc connu une époque, brève mais intense, où la religion majoritaire était le Protestantisme. Ces temps sont révolus et les Protestants sont aujourd’hui environ 100.000 en Belgique. Cela ne nous empêche pas d’être bien présents, avec une dynamique interne forte et une volonté de jouer notre rôle dans la société d’aujourd’hui, en Belgique, à Bruxelles et particulièrement à Uccle.


Le Protestantisme n’a en effet rien de monacal. Si nous ne négligeons ni la méditation ni la réflexion, nous croyons que notre foi nous conduit à nous impliquer dans le tissu social où nous sommes présents. Cette action est cependant toujours fondée et animée par notre foi. A vous, à travers cette petite brochure, de découvrir notre identité spirituelle et nos activités.


Mais ce que nous souhaitons avant tout, c’est que vous vous sentiez libres de venir nous rencontrer !


Actualités

Bonne et joyeuse Pâques

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Echos Avril 2020 : Bonne et joyeuse Pâques

Joyeux Noël à vous tous!


Que tout homme pieux et ami de Dieu jouisse de cette belle et lumineuse solennité.
Tout serviteur fidèle, qu'il entre avec allégresse dans la joie de son Seigneur.

Celui qui a porté le poids du jeûne, qu'il vienne maintenant toucher son denier,
Celui qui a travaillé depuis la première heure, qu'il reçoive aujourd'hui le juste salaire,
Celui qui est venu après la troisième heure, qu'il célèbre la fête dans l'action de grâce,
Celui qui est arrivé après la sixième heure, qu'il n'ait aucun doute, il ne sera pas lésé.

Si quelqu'un a tardé jusqu'à la neuvième heure, qu'il approche sans hésiter.
S'il a traîné jusqu'à la onzième heure, qu'il n'ait pas honte de sa lenteur, car le Maître est généreux, Il reçoit le dernier comme le premier ;

Il accorde le repos à l'ouvrier de la onzième heure comme à celui de la première,
Il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci ; Il donne à l'un, et fait grâce à l'autre ;
Il accueille les œuvres. Il apprécie le jugement ; Il honore l'action et loue l'intention.

Aussi, entrez tous dans la joie de notre Seigneur !
Riches et pauvres, chantez en chœur tous ensemble !
Les vigilants comme les nonchalants, honorez ce jour ;
Vous qui avez jeûné, et vous qui ne l'avez point fait, réjouissez-vous aujourd'hui,
La table est prête, mangez-en tous ; Le veau gras est servi, que nul ne s'en retourne à jeun ;
jouissez tous du banquet de la foi.

Que nul ne déplore sa pauvreté car le Royaume est apparu pour tous.
Que nul ne se lamente sur ses fautes, car le pardon a jailli du tombeau.
Que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous a libérés.

Il a détruit la mort, Celui qu'elle avait étreint ; Il a dépouillé l'enfer, Celui qui est descendu aux enfers ; Il l'a rempli d'amertume pour avoir goûté de Sa chair.

Ésaïe l'avait prédit en disant : « l'enfer fut rempli d'amertume », lorsqu'il T'a rencontré ;
rempli d'amertume, car il a été joué ; bouleversé, car il fut mis à mort ; bouleversé, car il fut anéanti ; consterné, car il saisit un corps et trouva un Dieu.
Il prit de la terre et rencontra le ciel ; il saisit ce qu'il voyait et tomba sur Celui qu'il ne voyait pas.
Ô mort, où est ton aiguillon ? Enfer, où est ta victoire ? Le Christ est ressuscité, et tu as été terrassé ; le Christ est ressuscité, et les anges sont dans la joie ; le Christ est ressuscité, et voici que règne la vie ; le Christ est ressuscité, et plus un mort au tombeau.
Car le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis ;
à Lui, gloire et puissance dans les siècles des siècles !

Ce texte est de Jean Chrysostome, un des pères de l’Église grecque (né entre 344-349 et mort en 407). Il fut archevêque de Constantinople. Sa rigueur et son zèle réformateur l’ont conduit à l’exil et à sa mort.


Et aussi :

  • Lettre du PRésident de l'EPUB
  • Une méditation proposée par Joëlle M.
  • L'Eglise, une maison de prière
  • Le Psaume 121
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Mars 2020

Echos Mars 2020 : Tous ensemble ...

Tous ensemble ...


Nous vivons dans une époque où la personne et son bien-être sont privilégiés. Les questions qui semblent préoccuper bon nombre de gens sont : Comment pourrais-je devenir heureux ? Comment atteindre mes buts dans la vie ? Comment m’épanouir ? Comment réaliser mes rêves ? Il existe tout un secteur économique autour de ces préoccupations : des centres de bien-être, des coachs qui nous aident à définir nos priorités, des centres de méditation qui nous aident à nous découvrir … L’individu prime sur la collectivité.

Identité collective

Cela n’a pas toujours été comme ça. Dans la bible nous découvrons, dès le début du livre de Genèse, comment des collectivités, des familles, des tribus, des villes, des peuples nous sont décrits comme ayant une identité collective, comme une sorte de personnage, ayant des responsabilités communes. C’est souvent le chef qui représente toute la communauté. On trouve des exemples dans l’alliance que Dieu a conclue avec son peuple, où Israël est adressé comme la fille que Dieu a choisie (Deut. 7, vv.7-8 ; Es. 60, vv.1-4 ; Jér. 2, vv.2-3) et aussi dans les prophètes, surtout quand ils maudissent les peuples qui menacent Israël (Jér. chapitres 46 à 51). Dans le contexte de la nouvelle alliance nous prenons l’exemple du livre de l’Apocalypse : le Seigneur de l’Église adresse des paroles spécifiques à des églises locales en Asie-Mineur (Ap. 2, v3). Chacune de ces différentes églises forme une collectivité. Elles reçoivent toutes un message du Seigneur qui s’adresse à elles dans leur situation spécifique. Ces communautés ont des identités collectives, ils montrent des ‘couleurs locales’.

Et ceci n’a pas changé depuis! Même si nous avons tendance à penser plus en termes de situations individuelles, l’importance du collectif reste ! Des nations ont des responsabilités spécifiques, des villes sont distinguées par leur spécificité, des églises locales développent une vie communautaire qui prend couleur et qui mène à une responsabilité collective. La notion biblique de l’alliance met en évidence que Dieu aime - au-delà des personnes - des communautés, des collectivités, qui deviennent ses serviteurs.

Un corps, beaucoup de membres

Les églises locales forment donc des communautés spécifiques avec des traits identitaires. Est-ce que cela veut dire que tous ses membres deviennent des individus qui se ressemblent très fort, qui réagissent de la même façon ? Est-ce que la communauté est constituée de clones ? Est-ce que tout cela implique une perte de personnalité? Mais non, au contraire ! Une communauté peut nourrir la personnalité.

L’apôtre Paul, dans sa lettre aux Corinthiens, explique très bien de quoi il s’agit ; il utilise l’image d’un corps humain. Le corps est formé d’organes et de membres ; tous ont une fonction différente. Mais ensemble ils forment dans leur diversité un seul corps. (1 Cor. 12, vv.12-27). C’est pareil pour une communauté ; tous les membres sont différents et fonctionnent de façon différente, mais dans leur diversité ils forment un seul corps. Il existe une diversité de dons, chaque ministère a sa propre spécificité, mais ensemble ils forment une église qui répond à son Seigneur. L’apôtre conclut cette section ainsi : « Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. » (1 Cor. 12, v.27).

Dans l’église la communauté occupe la première place, l’individu s’intègre dans la communauté et rend service à ses frères et sœurs en Christ. Et cette réalité portera des fruits pour la diaconie, pour la louange, pour le support mutuel, pour le partage des joies et des tristesses, pour le témoignage.

Dire la vérité

C’est encore Paul qui revient sur ces questions dans l’épître aux Éphésiens, chapitre 4, et il parle là aussi de l’Église comme un corps qui trouve son unité en Christ. Ce n’est pas étonnant que les églises de son temps devaient faire face à cette question d’unité et d’identité: on y trouvait des juifs, des païens, des riches, des pauvres, des hommes libres et des esclaves, etc. Dans la société de l’époque, sous le régime romain, une telle diversité était simplement inconcevable. Les hommes libres ne se mêlaient pas avec des esclaves, les femmes avaient un statut de deuxième rang, etc. Paul se voit obligé de créer un nouvel ordre pour ces communautés chrétiennes et pour cela il fallait beaucoup de sagesse. Comment faire fonctionner une communauté avec autant de diversité ? Même si la femme est l’égale de l’homme devant Dieu, comment donner un statut à la femme dans l’église tout en évitant que cela devienne un problème pour les païens et pour les juifs? Et pour expliquer tout cela, l’image de l’église comme corps du Christ est une image très forte.

« C’est grâce à Christ que les différentes parties du corps sont solidement assemblées et que le corps entier est bien uni par toutes les jointures dont il est pourvu. » (Eph. 4, v.16). Et Paul développe la perspective : c’est Christ qui fait des dons aux églises. De par leur diversité les membres se complètent et ainsi la communauté est prête à ‘accomplir la tâche du service chrétien’ (v.12) .

Et pour quel but ? Ainsi les chrétiens ne se laissent plus tromper par un faux enseignement, ils seront équipés pour ne pas se laisser séduire par des faux docteurs, ils se supporteront mutuellement et formeront un corps solide. Ils sont maintenant prêts à ‘proclamer ensemble la vérité avec amour’. Et cette vérité de Christ se proclame par le témoignage, par la confession, par la louange, par l’amour fraternel, par la prière commune.


Tout cela est encore vraie pour les communautés chrétiennes d’aujourd’hui. Écoutons cet appel du Seigneur.

C’est donc ainsi que nous terminons la réflexion sur le thème de l’année : ‘Persévérer ensemble dans la vérité’.


Erik Mink

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Février 2020

Echos Février 2020 : Des piliers de la vérité ?

Persévérer ensemble dans la vérité


Persévérer est un verbe. Nous devons être actifs pour pouvoir persévérer. Nous connaissons la signification : tenir ferme, ne pas se laisser aller, continuer jusqu’au bout.

Dans le contexte biblique c’est dans la parabole du semeur que le Seigneur nous apprend la signification de persévérer (Luc 8 : 5-15). Les disciples demandent une explication de cette parabole. Et Jésus explique que la semence est la Parole de Dieu qui est semée aux endroits différents. Cette annonce de la Parole ne reste pas sans conséquence :

« Enfin ‘la semence tombée dans la bonne terre’, ce sont ceux qui, ayant écouté la Parole, la retiennent dans un cœur honnête et bien disposé. Ils persévèrent et ainsi portent du fruit. » (Lc 8 :15).

La Parole interpelle et nous met devant un choix : est-ce que l’évangile est vraiment Parole de vie et Parole de vérité qui nous met en relation avec Dieu? Mais aussi : même si nous confessons la foi par une doctrine pure, est-ce qu’elle inspire tous les domaines de notre vie ?

C’était déjà un problème dans l’Église d’Éphèse. La lettre adressée à cette église que nous trouvons dans le livre de l’Apocalypse (Ap.2 : 1-7) nous en parle. Le contexte est décrit dans le premier chapitre de ce livre. Là, nous retrouvons une vision du Seigneur glorifié, entouré par sept chandeliers. Ces chandeliers représentent sept églises en Asie-mineur (et symboliquement aussi l’Église de tous les temps !). C’est ce Seigneur glorifié qui ‘dicte’ ces lettres à son serviteur Jean.

La première lettre parmi les sept, celle à l’Église d’Éphèse, nous interpelle tout spécialement parce qu’il s’agit là de la persévérance. Dans les versets 2 et 3 du ch.2 le mot est utilisé deux fois, et ceci dans le sens de respecter la doctrine pure et de tenir ferme. « Tu as de la persévérance, tu as souffert à cause de moi et tu ne t’es pas lassé. » Les chrétiens d’Éphèse avaient déjà subi de la persécution dans cette société où les idoles semblaient régner. À cette époque (probablement les années ‘90 du premier siècle), cette église avait déjà la réputation d’être fidèle à l’enseignement de l’évangile et aussi d’avoir reçu le don de discerner les hérésies (faux enseignements). « Tu as mis à l’épreuve ceux qui se présentent apôtres et qui ne le sont pas, tu as décelé qu’ils mentaient. » (v.2) « Tu détestes les œuvres des Nicolaïtes (une hérésie !), tout comme moi. » (v.6). Quelque décennies plus tard l’évêque Ignace d’Antioche écrit une lettre à cette église d’Éphèse qui confirme la même chose. Il écrit : « Vous vivez tous selon la vérité et il n’y a pas de place pour de l’hérésie parmi vous. » On dirait : une église modèle, un exemple pour d’autres. Et pourtant….

Le Seigneur leur transmet un reproche grave ; ils ont abandonné leur premier amour. Après leur conversion ils étaient tout enthousiastes pour le Seigneur. Mais maintenant ils sont apparemment retombés dans une sorte de routine ; ils observent des traditions et respectent bien l’enseignement biblique, mais l’enthousiasme du début n’est plus là. La lettre continue : « Rappelle-toi d’où tu es tombé ! Change et reviens à ta conduite première ! »

Voilà une chose dérangeante : une église peut être championne de la doctrine pure et persévérer dans la vérité et en même temps perdre l’enthousiasme pour servir le Seigneur qui est Lui-même l’objet et le sujet de cette vérité.

Un troisième passage retient encore notre attention. Dans la 1ère épître à Timothée, l’apôtre donne des conseils à son fils spirituel. Il avertit contre les faux enseignants et il parle des questions d’éthique et de bonne pratique. Il exhorte Timothée en résumant ainsi ‘un profil du chrétien’ :

« Mais toi, homme de Dieu, … recherche ardemment

  • la droiture et l’attachement à Dieu;
  • la fidélité et l’amour ;
  • la persévérance et l’amabilité. » (ch.6 :11).

« Je t’adjure solennellement devant Dieu … observe ce commandement en restant pur et irréprochable jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ ... » (ch.6 : 13,14).

En conclusion, la persévérance doit faire partie du profil d’un chrétien/des chrétiens et Paul rappelle aussi le but. Nous attendons la venue du Seigneur en gloire. Mais la persévérance sans ces autres vertus chrétiens - fidélité, amour, amabilité, droiture - ne vaut pas grand chose. La persévérance sans l’amour portera probablement un fruit amer, une rigueur doctrinale qui refroidit le cœur. L’Église est appelée à persévérer dans la vérité mais, sans la foi, l’espérance et l’amour, elle ne pourra pas rester témoin fidèle.

Erik Mink

Bonne et heureuse année 2020 à chacun!

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