Bienvenue

Vous avez franchi le seuil de notre Eglise : Soyez les bienvenus ! L'Eglise protestante est méconnue par la grande majorité des Belges. Et c'est bien connu, ce qui est inconnu fait un peu peur…


Ce site a pour but de vous aider à mieux nous connaître.


Dès les premiers frémissements de la Réforme du XVIème siècle, les Belges furent nombreux à être gagnés par ce courant de pensée, au point de faire de Bruxelles, pendant dix ans, une « République Calviniste Indépendante ». Nombreuses sont les villes belges qui firent de même et la Belgique a donc connu une époque, brève mais intense, où la religion majoritaire était le Protestantisme. Ces temps sont révolus et les Protestants sont aujourd’hui environ 100.000 en Belgique. Cela ne nous empêche pas d’être bien présents, avec une dynamique interne forte et une volonté de jouer notre rôle dans la société d’aujourd’hui, en Belgique, à Bruxelles et particulièrement à Uccle.


Le Protestantisme n’a en effet rien de monacal. Si nous ne négligeons ni la méditation ni la réflexion, nous croyons que notre foi nous conduit à nous impliquer dans le tissu social où nous sommes présents. Cette action est cependant toujours fondée et animée par notre foi. A vous, à travers cette petite brochure, de découvrir notre identité spirituelle et nos activités.


Mais ce que nous souhaitons avant tout, c’est que vous vous sentiez libres de venir nous rencontrer !


Actualités

Février 2019

Un mot du Pasteur « La grâce sanctifiante »

« La grâce de Dieu nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux désirs de ce monde, pour que nous vivons dans le temps présent avec sobriété, justice et piété » (Tite 2.12).

Nous avons l’habitude de parler de la grâce justifiante, celle par laquelle le Seigneur déclare le pécheur coupable, juste, du seul fait qu’il place sa confiance en l’œuvre salvifique du Christ à la croix et en sa résurrection. C’est la grâce qui sauve ceux qui autrefois étaient : « ... stupides rebelles, égarés, esclaves de toutes sortes de désirs et de plaisirs ; nous vivions dans la malfaisance et dans l'envie, nous étions odieux, nous nous détestions les uns les autres, … » (Tite 3.3). Désormais, il est vraiment possible à tous les humains d'obtenir le salut que Dieu dans sa grâce a pleinement réalisé. En effet, il nous a fait grâce, « il s'est donné lui-même » (v. 14), « il nous a sauvés » (v.3.4). Jésus est le grand Dieu et sauveur (v.13).

Et voici que l’épître à Tite (2. 11-14) évoque une autre forme de la grâce : la grâce sanctifiante. Elle est « paideuein », – verbe grec qui signifie : instruire, éduquer, corriger – comme parents ou maîtres le font des enfants. On pourrait traduire « la grâce est notre pédagogue afin que renonçant à l'impiété et aux convoitises du monde … nous vivions ... ». Cette instruction porte sur la manière de vivre dans le temps présent. C'est en quelque sorte une revalorisation de la vie présente qu’il convient de vivre pleinement. La grâce justifiante et la grâce sanctifiante sont deux réalités à vivre par le chrétien. Désormais, le chrétien qui a reçu du Christ la capacité de vivre en nouveauté de vie a une double responsabilité, à savoir : renoncer à l’impiété, à la calomnie, à la médisance, à la méchanceté, à la haine, à l'égoïsme, rejeter, et s’opposer au mal et aux convoitises de ce monde, d’une part et d’autre part, vivre « dans le temps présent avec modération, sagesse, prudence, avec justice et piété ».

Ainsi, la grâce sanctifiante, tel un pédagogue nous enseigne à vivre l’éthique du salut en excellant dans de bonnes œuvres. Nous n’avons pas d’autres choix, à moins de trahir notre nouvelle vocation de disciples de Christ.

Que la grâce sanctifiante soit votre vie.

Luc Lukusa

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Janvier 2019

Echos janvier 2019 : Bonne et heureuse année 2019.

Au seuil d’une nouvelle année de grâce nous offerte si généreusement par notre Père céleste, j’aimerais émettre un souhait sous forme d’exhortation à l’intention de chacun de vous : « N’aies pas peur, aies plutôt confiance en Dieu, Père, Fils et Saint Esprit »

En effet, les médias nous abreuveront de beaucoup de mauvaises nouvelles qui saperont notre moral. Ce n’est pas qu’ils les inventent, mais selon une ligne éditoriale qui consiste à mettre les projecteurs sur les faits divers, sur la réalité pas réjouissante. Je présume que sur notre parcours de vie, lumières et ombres se côtoieront, de même que rires et pleurs, joies et peines, espoirs et craintes seront nos compagnons de route. Mais un autre compagnon bien réel, même si par moment il se fait plus discret, sera toujours présent avec nous, à savoir Dieu lui-même. Cette confiance à cultiver, est fondée sur la personne, le caractère, l’œuvre, les promesses de Dieu lui-même qui est Seigneur, Créateur, et Rédempteur.

En rejoignant Marie et Joseph dans leur vécu, en les bouleversant par sa parole, en leur faisant bouger les lignes, il leur a permis de mener leur existence devant lui sous sa lumière. Même quand la mort s’est embusquée et a pesé sur l’enfant Jésus, le Seigneur a organisé la fuite en Égypte. Il s’est fait oublié pendant environ 30 ans. Le silence de Dieu, son éclipse apparente, momentanée et volontaire est plus sage qu’une confrontation de puissance. Jésus a grandi, il a accompli sa mission de salut de l’humanité.

Apprendre à connaître Dieu, l’écouter, marcher dans l’obéissance à l’exemple de Marie et Joseph, voilà un champ à cultiver, une veine à approfondir dans notre marche avec le Seigneur-Dieu. Vivre notre existence dans sa réalité diverse et variée, entre ombres et lumières, entre rires et pleurs devant notre Père céleste dans une confiance à renouveler, tel est mon vif souhait pour chacun au seuil de cette année nouvelle.

Bonne et heureuse année dans la présence bienveillante de notre Père céleste.

Luc Lukusa

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Décembre 2018

Echos Décembre 2018 : Méditation autour de la naissance du Sauveur

« Je vous annonce une bonne nouvelle d’une grande joie, … il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur »

(Luc 2, 10-11)

Tel est le message de l’ange aux bergers, cette nuit-là. Message décalé par rapport à la réalité que vit un peuple sous occupation étrangère, par rapport à la pauvreté des personnages en présence et par rapport aux circonstances même de la naissance du Sauveur. C’est que Dieu choisit des moyens insignifiants aux yeux des hommes et cela nous étonne et nous étonnera toujours.

Jésus est venu apporter la vie en abondance, la paix, l’amour, l’espérance et la liberté. Et pourtant la réalité médiatisée évoque des guerres (Syrie, Irak, Afghanistan, Est-RDC), des violences aveugles et meurtrières, des bruits de guerre (Russie-Ukraine), la précarité (gilets jaunes). Oui, le monde dans ses convulsions cherche une délivrance, il attend un Sauveur qui ne semble pas venir. Et pourtant, il est déjà là.

Le monde oublie que pour le changer, il faut passer par le changement du cœur de l'homme. Comment ceux qui parlent de la paix dans le monde peuvent-ils espérer la paix s’ils ne sont pas en paix avec eux-mêmes et avec leur entourage proche ? Comment parler de paix quand mon cœur est rempli de haine envers celui qui est proche de moi ? Comment parler d'amour, si je peine à aimer mon mari, ma femme, mes enfants, mes parents, mes frères & sœurs, eux qui me sont proches ?

Dieu opte pour une action qui atteint la racine même du problème. Il s'est dépouillé pour ne pas écrasé l'humanité.

Un Dieu qui, en Jésus-Christ, nous donne une force extraordinaire pour que nous devenions des artisans de paix, de partage, des passeurs de vie. Fais comme ton Dieu. Agis comme lui l'a fait ! Sois fidèle dans les petites choses et tu seras enfant de noël.

Si aujourd’hui, demain ou tout simplement dans ton quotidien, tu manifestes la grâce, tu pardonnes à celui qui t’a fait du tort, si tu favorises la réconciliation, la vie, si tu sèmes l’espoir, l’espérance, la joie, la consolation, si tu fais éclore des talents, si tu sèmes la paix, si tu vis tout ceci dans ta sphère de vie, même accompli modestement, humblement, selon ta situation (mère, père de famille, enseignant, enfant, étudiant, mari, femme, etc.) même si tu n’es pas vu par des centaines de personnes, …tu honores ton Seigneur, alors tu es participant, acteur du Royaume de ton Père céleste.

Voilà alors le Seigneur de Noël ; qui nous dit : toi, lève-toi ; l’amour que je te porte est immense ; ne le garde pas pour toi. Le monde (c-à-d ton entourage) a soif ; le monde a faim. Si je suis le roi de ta vie, alors ta vie deviendra comme un jardin au milieu du désert. Et chaque petite victoire, et chaque humain relevé, et chaque femme qui sourira, et chaque homme qui reprendra courage, et chaque enfant qui rira à nouveau à gorge déployée, ce sera la victoire du roi, le roi de paix, le roi d’amour né dans une mangeoire, monté sur un ânon, mort sur une croix.

Mais n’oublie pas, quand la vie te décourage, quand tout paraît désespéré ; quand tout paraît mort : je suis ressuscité.

Ça aussi, c’est la bonne nouvelle de Noël. Si tu le vis, tu seras heureux et fille et fils de ton Père qui est dans les cieux. Joyeux Noël !

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Novembre 2018

Echos Novembre 2018 : Le mot du pasteur

Un fermier avait un vieil âne, très vieux et bien faible. Un jour, il trouva la pauvre bête qui était tombée dans un trou profond.

« Mon pauvre vieux,» dit-il, « que vais-je faire de toi ? Jamais je ne pourrai, à moi seul, te tirer de là ! Chercher du secours ? Ce serait bien difficile et bien coûteux, plus que tu ne vaux ! D’ailleurs, même si on t’en tirait, tu ne vivrais plus bien longtemps...

Non, décidément, il n’y a qu’une chose à faire: je vais tout simplement t’enterrer là au fond !»

Sur quoi, le fermier prit une pelle et se mit à jeter de la terre dans le trou. II était vieux lui-même, un peu sourd, et plus très robuste: il pelletait sans regarder dans le trou, car cela lui faisait tout de même un peu de peine d’enterrer vivant son âne.

Et la terre tombait, pelletée après pelletée. De temps en temps, le fermier s’arrêtait pour s’éponger le front. Le tas de terre diminuait peu à peu. Enfin, il s’arrêta et se retourna pour voir si le trou était bien rempli...

Quelle ne fut pas sa stupéfaction de se trouver nez à nez avec son âne qui le regardait paisiblement. Il n’avait pour finir plus qu’un petit effort à faire pour gagner la surface, car chaque fois qu’une pelletée de terre tombait, l’âne la secouait et la piétinait.

C’est ainsi que le chrétien doit faire. Au lieu de se laisser accabler et ensevelir peu à peu sous les attaques, critiques, difficultés et épreuves que les hommes et le diable s’efforcent de lui lancer pour le faire taire, et lesquels il ne manquerait pas d’étouffer, qu’il leur marche dessus ! Qu’il les laisse tomber à terre et les foule aux pieds dans l’assurance de la victoire par la foi en Jésus-Christ. Et voilà qu’au moment où on le croira mort et enterré, écrasé par toutes ces épreuves, on le trouve debout, libre et fortifié par l’exercice même de sa foi.

Télécharger l'Echo 11/2018