Bienvenue

Vous avez franchi le seuil de notre Eglise : Soyez les bienvenus ! L'Eglise protestante est méconnue par la grande majorité des Belges. Et c'est bien connu, ce qui est inconnu fait un peu peur…


Ce site a pour but de vous aider à mieux nous connaître.


Dès les premiers frémissements de la Réforme du XVIème siècle, les Belges furent nombreux à être gagnés par ce courant de pensée, au point de faire de Bruxelles, pendant dix ans, une « République Calviniste Indépendante ». Nombreuses sont les villes belges qui firent de même et la Belgique a donc connu une époque, brève mais intense, où la religion majoritaire était le Protestantisme. Ces temps sont révolus et les Protestants sont aujourd’hui environ 100.000 en Belgique. Cela ne nous empêche pas d’être bien présents, avec une dynamique interne forte et une volonté de jouer notre rôle dans la société d’aujourd’hui, en Belgique, à Bruxelles et particulièrement à Uccle.


Le Protestantisme n’a en effet rien de monacal. Si nous ne négligeons ni la méditation ni la réflexion, nous croyons que notre foi nous conduit à nous impliquer dans le tissu social où nous sommes présents. Cette action est cependant toujours fondée et animée par notre foi. A vous, à travers cette petite brochure, de découvrir notre identité spirituelle et nos activités.


Mais ce que nous souhaitons avant tout, c’est que vous vous sentiez libres de venir nous rencontrer !


Actualités

Octobre 2019

Thème pour l’année 2019-2020 : « Persévérer ensemble dans la vérité »

Thème pour l’année 2019-2020 : « Persévérer ensemble dans la vérité »

On entend parfois parler de l’automne comme une saison difficile qui apporte son lot de tristesse et de dépression.

Or ... nous venons de plonger dans cette période de l'année de plain-pied ! Comment pouvons-nous faire pour contrer ces terribles sentiments qui peuvent nous tirailler ? Peut-être qu'une bonne et belle parole de l’Évangile de Jean pourrait nous y aider.

C'est pourquoi je vous propose de méditer le texte de Jean 11, ainsi que ces quelques réflexions.

Au cœur de l’Évangile de Jean, il y a un récit probablement bien connu de tous, celui dans lequel sont relatées la mort et la résurrection d'un homme, Lazare, dont le nom signifie « à qui Dieu vient en aide ».

Étrangement, même si l'intrigue du récit tourne autour de cet homme, et qu'il se clôt avec sa résurrection, Lazare ne semble pas être le personnage principal de la péricope. Le miracle en lui-même ne fait l'objet que de deux versets.

L'évangéliste explique en 12.8 que la résurrection que Jésus a opérée sur Lazare était un « signe ». Là où d'autres évangélistes emploieraient le mot « miracle », Jean emploie le mot « signe ». Cela n'a rien d'anodin.

Pour Jean, un « signe » est une chose qui pointe du doigt quelque chose d'autre, quelque chose de plus grand. Ainsi, le miracle de l'eau changée en vin à Cana est un signe (2.18) ; la guérison du fils de l'officier royal en est un deuxième (4.54), etc.

Mais quelle serait la signification du « signe » qui nous concerne dans ce cas ?

Je pense qu'elle se trouve dans la déclaration que Jésus faite à Marthe aux versets 25-26. Jésus lui déclare : « C'est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui met sa foi en moi, même s'il meurt, vivra ; et quiconque vit et met sa foi en moi ne mourra jamais. »

De bien belles paroles, certes, mais qu'est-ce qu'elles impliquent ? 

Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie » et non « Je serai (...) ». Jésus n'est pas le Dieu des morts. Il est le Dieu des vivants. C'est pourquoi quiconque met sa foi en Lui est vivant, il devient vivant, même s'il meurt. Il ne faut donc pas passer de vie à trépas pour bénéficier de cette résurrection. Il suffit aujourd'hui de confesser sa foi au Seigneur ressuscité.

Ainsi, le signe auquel renvoie ce passage est le miracle de notre propre résurrection.

Qu'en est-il alors de nous ? Vivons-nous comme des ressuscités ou avons-nous plutôt l'impression d'être captifs de nos tombeaux, de nos maux, de nos malheurs ?

Avons-nous le sentiment de demeurer à terre ou bien celui de marcher la tête haute ?

Car c'est bien là que se situe l'enjeu de la résurrection. Étymologiquement, ce mot signifie « redebout ». Il n'y a que Dieu qui connaisse le secret de la vie, la vraie, et il n'y a qu'en Christ que nous pouvons ressusciter. Dieu veut pour nous une vie d'abondance, une vie pleine de Son Esprit, une vie marquée par la joie et l'espérance quelles que soient les circonstances.

Dieu met cette vie à notre portée. Mais pour y accéder il nous faut ressusciter, il nous faut sortir de nos tombeaux, il nous faut répondre à notre tour au cri de Jésus : « ***** Sors ! » (v.43).

Mais suis-je prêt à le faire ? Et si ce n'est pas le cas, qu'est-ce qui me retient ?

« De quels tombeaux suis-je appelé à sortir ? De quelles idées, ou fausses croyances ? La mort intervient sans cesse dans ma vie. La mort des autres. La mort dans tous les deuils que je ne cesse de devoir faire lorsque je quitte, lorsqu'on me quitte, lorsque je change, lorsque je dois abandonner ou perdre… »

« Par-delà tout ce qui me ''tue'', m'épuise et me pousse à bout, il [Jésus] est ma résurrection, ma vie retrouvée avec bonheur chaque matin et déposée dans ses mains chaque soir. »

« Lorsque Jésus me dit ''je suis la résurrection et la vie'', il me dit que ma vie est plus qu'un train-train quotidien, un pas après l'autre, qu'elle n'est pas juste une survie. »

Alors, chers frères et sœurs, Dieu m'aime, Dieu t'aime, Dieu nous aime.

Dieu souhaite notre bonheur.

Accrochons-nous à Lui, répondons à Son appel et formons le peuple des « redebouts » capables de transmettre son amour, d'en vivre, de nous en nourrir.

Soyons persévérants. Soyons aimants. Le Seigneur vient.

Que le Seigneur nous bénisse tous.


Pour le Consistoire,
David Moulinasse.

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Juillet - Août 2019

Vivement les vacances !

« Jésus leur dit : Venez à l'écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. Car il y avait beaucoup d'allants et de venants, et ils n'avaient pas même le temps de manger. Ils partirent donc dans une barque, pour aller à l'écart dans un lieu désert. » (Marc 6.31-32)

Faisant le bilan de sa vie au bout de trois années de ministère, Jésus dit à son Père qu’il a achevé l’œuvre qu’il lui a demandée de faire sur la terre (Jn 17). On peut à juste titre imaginer que son agenda était bien rempli pour une mission suprême en vue du salut de l’humanité. C’est donc le Fils de Dieu incarné, le créateur de toutes choses, de l’homme y compris, qui délivre les paroles mises en exergue « Venez à l’écart et reposez-vous. » Prenez un temps de vacances.

Marquer un arrêt, ménager un espace et du temps pour du repos, vivre à un autre rythme, opérer des mises au point et de nécessaires orientations de trajectoire, renouveler ses forces physiques, mentales et spirituelles, revigorer sa pensée par des lectures inspirantes, …, participent du bon usage des vacances.

Bourreaux du travail, prenez garde ! Il n’y a rien d’enviable ou de glorieux dans un infarctus, dans un burnout, ou dans un effondrement émotionnel ; un emploi du temps surchargé n’est pas obligatoirement la preuve d’une vie productive. Arrêtez-vous donc, le temps de tout passer en revue et de réfléchir, au besoin, de réajuster votre trajectoire de vie. Notre corps est le temple du Saint Esprit et nous avons la responsabilité de bien l’entretenir. Le Créateur dans sa sagesse avait recommandé une période où la terre devait rester en jachère tous les six ans ; la septième année, il fallait accorder du repos à sa terre labourable pour maintenir la fertilité du sol (Lv 25.2 4).

Pourquoi ne pas choisir ces vacances pour prendre du repos, de la détente, offrir aux siens un temps de gratuité, faire bon accueil de manière particulière au Christ que la vie trépidante avait un petit peu marginalisé ? Pourquoi ne pas s’octroyer de longs moments de méditation et prière, quelques moments de solitude, de lecture approfondie d’un livre biblique, ou d’un témoin de Christ plus inspirant ? À l’imagination créatrice de chacun de trouver d’autres pistes d’action afin que ces vacances soient un moment de renouvellement intérieur.

Le bon usage des bienfaits des vacances ne nécessite pas toujours un dépaysement géographique. À ceux qui partent, comme à ceux qui ne partent pas, je souhaite un bon moment d’arrêt, de remise en priorité de l’essentiel, de renouvellement de forces et d’état d’esprit.

Votre Pasteur

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Juin 2019

Demandez et vous recevrez la plénitude du Saint Esprit

« Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent » (Luc 11.13).

Tout lecteur assidu et attentif de l’Écriture se rend bien compte qu’en dépit de sa discrétion, le Saint-Esprit est indispensable à la vie chrétienne et à l’Église dans sa mission. L’étude des épîtres aux Romains et aux Galates, tout en soulignant la gratuité du salut, n’a cessé de montrer le côté exigeant de la foi chrétienne et de la loi de Christ. La bonne nouvelle c’est que cette vie-là n’est possible qu’avec l’aide de l’Esprit Saint. Les évangiles nous enseignent que le Saint Esprit était intimement lié à la vie du Christ. Le disciple qui n’est pas plus grand que son maître n’en peut faire l’économie.

Le 9 juin prochain, l’Église célèbre la fête de la Pentecôte, la fête du don de l’Esprit Saint. C’est lui qui a guidé et qui guide l’Église et le chrétien à travers les siècles. Est-ce pour autant un regard nostalgique vers le passé? Pas du tout. C’est se rappeler ce que sont nos racines qui nourrissent notre vie aujourd’hui. Par son ministère, le Saint Esprit actualise l’œuvre du Christ. Il importe de savoir que tout chrétien a déjà reçu le Saint Esprit. En effet, « Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (Rm 8.9).

Cependant, on peut restreindre son action soit en l’attristant (Ep 4.30), soit en l’éteignant (1 Th 5.19). Le défi à relever, de manière constante, est justement de prendre au sérieux ces impératifs apostoliques : « N’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption; n’éteignez pas l’Esprit ».

Vivre l’expérience de l’Esprit Saint (je ne dis pas connaître toute la doctrine sur lui) passe par un désir ardent d’une qualité de vie à la hauteur du Royaume de Dieu, par une hygiène de vie spirituelle qui intègre la repentance et un engagement à vivre à la suite de Christ selon les motions de l’Esprit. Sa présence et son action en nous et par nous sont essentielles pour glorifier le Seigneur ici et maintenant. N’est-ce pas là le but de notre existence ? Le verset en exergue nous donne l’assurance de l’exaucement d’une telle demande. Ci-après une vieille prière dont la demande demeure d’actualité. Je la livre à votre méditation et prière.

« Viens, Esprit Créateur, visite l'âme de tes fidèles, emplis de la grâce d'En-Haut les cœurs que tu as créés. Toi qu'on nomme le Conseiller, don du Dieu Très-Haut, source vive, feu, charité, invisible consécration. Tu es l'Esprit aux sept dons, le doigt de la main du Père, l'Esprit de vérité promis par le Père, c'est toi qui inspires nos paroles. Allume en nous ta lumière, emplis d'amour nos cœurs, affermis toujours de ta force la faiblesse de notre corps. Repousse l'ennemi loin de nous, donne-nous ta paix sans retard, pour que, sous ta conduite et ton conseil, nous évitions tout mal et toute erreur. Fais-nous connaître le Père, révèle-nous le Fils, et toi, leur commun Esprit, fais-nous toujours croire en toi.

Gloire soit à Dieu le Père, au Fils ressuscité des morts, à l'Esprit Saint Consolateur, maintenant et dans tous les siècles. Amen ». (Cette prière est attribuée à Raban Maur, moine théologien qui a vécu entre 780-856.)

Bonne fête de Pentecôte !

Votre Pasteur

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