Bienvenue

Vous avez franchi le seuil de notre Eglise : Soyez les bienvenus ! L'Eglise protestante est méconnue par la grande majorité des Belges. Et c'est bien connu, ce qui est inconnu fait un peu peur…


Ce site a pour but de vous aider à mieux nous connaître.


Dès les premiers frémissements de la Réforme du XVIème siècle, les Belges furent nombreux à être gagnés par ce courant de pensée, au point de faire de Bruxelles, pendant dix ans, une « République Calviniste Indépendante ». Nombreuses sont les villes belges qui firent de même et la Belgique a donc connu une époque, brève mais intense, où la religion majoritaire était le Protestantisme. Ces temps sont révolus et les Protestants sont aujourd’hui environ 100.000 en Belgique. Cela ne nous empêche pas d’être bien présents, avec une dynamique interne forte et une volonté de jouer notre rôle dans la société d’aujourd’hui, en Belgique, à Bruxelles et particulièrement à Uccle.


Le Protestantisme n’a en effet rien de monacal. Si nous ne négligeons ni la méditation ni la réflexion, nous croyons que notre foi nous conduit à nous impliquer dans le tissu social où nous sommes présents. Cette action est cependant toujours fondée et animée par notre foi. A vous, à travers cette petite brochure, de découvrir notre identité spirituelle et nos activités.


Mais ce que nous souhaitons avant tout, c’est que vous vous sentiez libres de venir nous rencontrer !


Actualités

Décembre 2018

Echos Décembre 2018 : Méditation autour de la naissance du Sauveur

« Je vous annonce une bonne nouvelle d’une grande joie, … il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur »

(Luc 2, 10-11)

Tel est le message de l’ange aux bergers, cette nuit-là. Message décalé par rapport à la réalité que vit un peuple sous occupation étrangère, par rapport à la pauvreté des personnages en présence et par rapport aux circonstances même de la naissance du Sauveur. C’est que Dieu choisit des moyens insignifiants aux yeux des hommes et cela nous étonne et nous étonnera toujours.

Jésus est venu apporter la vie en abondance, la paix, l’amour, l’espérance et la liberté. Et pourtant la réalité médiatisée évoque des guerres (Syrie, Irak, Afghanistan, Est-RDC), des violences aveugles et meurtrières, des bruits de guerre (Russie-Ukraine), la précarité (gilets jaunes). Oui, le monde dans ses convulsions cherche une délivrance, il attend un Sauveur qui ne semble pas venir. Et pourtant, il est déjà là.

Le monde oublie que pour le changer, il faut passer par le changement du cœur de l'homme. Comment ceux qui parlent de la paix dans le monde peuvent-ils espérer la paix s’ils ne sont pas en paix avec eux-mêmes et avec leur entourage proche ? Comment parler de paix quand mon cœur est rempli de haine envers celui qui est proche de moi ? Comment parler d'amour, si je peine à aimer mon mari, ma femme, mes enfants, mes parents, mes frères & sœurs, eux qui me sont proches ?

Dieu opte pour une action qui atteint la racine même du problème. Il s'est dépouillé pour ne pas écrasé l'humanité.

Un Dieu qui, en Jésus-Christ, nous donne une force extraordinaire pour que nous devenions des artisans de paix, de partage, des passeurs de vie. Fais comme ton Dieu. Agis comme lui l'a fait ! Sois fidèle dans les petites choses et tu seras enfant de noël.

Si aujourd’hui, demain ou tout simplement dans ton quotidien, tu manifestes la grâce, tu pardonnes à celui qui t’a fait du tort, si tu favorises la réconciliation, la vie, si tu sèmes l’espoir, l’espérance, la joie, la consolation, si tu fais éclore des talents, si tu sèmes la paix, si tu vis tout ceci dans ta sphère de vie, même accompli modestement, humblement, selon ta situation (mère, père de famille, enseignant, enfant, étudiant, mari, femme, etc.) même si tu n’es pas vu par des centaines de personnes, …tu honores ton Seigneur, alors tu es participant, acteur du Royaume de ton Père céleste.

Voilà alors le Seigneur de Noël ; qui nous dit : toi, lève-toi ; l’amour que je te porte est immense ; ne le garde pas pour toi. Le monde (c-à-d ton entourage) a soif ; le monde a faim. Si je suis le roi de ta vie, alors ta vie deviendra comme un jardin au milieu du désert. Et chaque petite victoire, et chaque humain relevé, et chaque femme qui sourira, et chaque homme qui reprendra courage, et chaque enfant qui rira à nouveau à gorge déployée, ce sera la victoire du roi, le roi de paix, le roi d’amour né dans une mangeoire, monté sur un ânon, mort sur une croix.

Mais n’oublie pas, quand la vie te décourage, quand tout paraît désespéré ; quand tout paraît mort : je suis ressuscité.

Ça aussi, c’est la bonne nouvelle de Noël. Si tu le vis, tu seras heureux et fille et fils de ton Père qui est dans les cieux. Joyeux Noël !

Télécharger l'Echo 12/2018
Novembre 2018

Echos Novembre 2018 : Le mot du pasteur

Un fermier avait un vieil âne, très vieux et bien faible. Un jour, il trouva la pauvre bête qui était tombée dans un trou profond.

« Mon pauvre vieux,» dit-il, « que vais-je faire de toi ? Jamais je ne pourrai, à moi seul, te tirer de là ! Chercher du secours ? Ce serait bien difficile et bien coûteux, plus que tu ne vaux ! D’ailleurs, même si on t’en tirait, tu ne vivrais plus bien longtemps...

Non, décidément, il n’y a qu’une chose à faire: je vais tout simplement t’enterrer là au fond !»

Sur quoi, le fermier prit une pelle et se mit à jeter de la terre dans le trou. II était vieux lui-même, un peu sourd, et plus très robuste: il pelletait sans regarder dans le trou, car cela lui faisait tout de même un peu de peine d’enterrer vivant son âne.

Et la terre tombait, pelletée après pelletée. De temps en temps, le fermier s’arrêtait pour s’éponger le front. Le tas de terre diminuait peu à peu. Enfin, il s’arrêta et se retourna pour voir si le trou était bien rempli...

Quelle ne fut pas sa stupéfaction de se trouver nez à nez avec son âne qui le regardait paisiblement. Il n’avait pour finir plus qu’un petit effort à faire pour gagner la surface, car chaque fois qu’une pelletée de terre tombait, l’âne la secouait et la piétinait.

C’est ainsi que le chrétien doit faire. Au lieu de se laisser accabler et ensevelir peu à peu sous les attaques, critiques, difficultés et épreuves que les hommes et le diable s’efforcent de lui lancer pour le faire taire, et lesquels il ne manquerait pas d’étouffer, qu’il leur marche dessus ! Qu’il les laisse tomber à terre et les foule aux pieds dans l’assurance de la victoire par la foi en Jésus-Christ. Et voilà qu’au moment où on le croira mort et enterré, écrasé par toutes ces épreuves, on le trouve debout, libre et fortifié par l’exercice même de sa foi.

Télécharger l'Echo 11/2018
Octobre 2018

Echos Octobre 2018 : Le mot du pasteur

Une nouvelle année de grâce (2018-2019) nous est donnée en tant qu’Église. Pour quoi faire ? Nous avons conscience que le Seigneur qui nous aime, nous a appelés pour vivre par lui et pour lui. Aussi nous a-t-il confié une mission. Je vous rappelle qu’en 2015-2016, après un travail en groupes nous avons en assemblée d’Église fait le choix de quelques aspects de la mission à accomplir (voir la liste dans ce numéro).

Nous ne naviguons donc pas à vue. Quelques actions réalisées et en cours de réalisation nous permettent de maintenir le cap sur l’avancement du Règne de Dieu. Accomplir notre mission avec fidélité, zèle, enthousiasme, selon la grâce qui est impartie à chacun, sans être obnubilé par les résultats, voilà ce qui est attendu de nous et de chacun.

Je suis toujours émerveillé par la manière de travailler du Seigneur : sans chars ni missiles, avec une poignée de personnes, il a conquis le monde entier par son message. Je suis tout aussi émerveillé par le sens de la responsabilité qui a animé cette poignée de disciples. Pas question de croiser les bras et de tourner les pouces en se disant le Seigneur va faire le job.

Leur action était portée par leurs prières. En effet, les apôtres ont fait de la prière un profond travail, y mettant de la ferveur, de l’urgence, de la persévérance et du temps. De sorte qu'ils étaient extrêmement jaloux de leur temps pour qu'une autre œuvre importante ne vienne le phagocyter, et les empêcher ainsi de prier comme c'était leur devoir ; c'est pourquoi ils désignèrent sept hommes pour s'occuper des délicates et grossissantes affaires de l'administration matérielle des chrétiens pauvres de Jérusalem afin qu'eux-mêmes, les apôtres, puissent, sans en être empêchés, se « donner continuellement à la prière et au ministère de la Parole » (Actes 6). Remarquez que la prière est mise ici en premier lieu. Les hommes de l'époque apostolique ne se donnaient-ils pas à cette œuvre ! « Nuit et jour, nous le prions avec une extrême ardeur », (1 Thess. 3) ; « Epaphras... ne cesse de combattre pour vous dans ses prières » (Colos. 4). « Nous nous donnerons nous-mêmes continuellement à la prière» ; tel est le témoignage apostolique.

Au seuil de cette année nouvelle, je lance un véritable appel à la prière au peuple de Dieu. Veuillez réserver bon accueil à la prière du dimanche matin, aux soirées de prière des derniers jeudis du mois, ainsi qu’aux journées de prière avec jeûne les troisièmes samedis du mois.

Shalom

Télécharger l'Echo 10/2018