Bienvenue

Vous avez franchi le seuil de notre Eglise : Soyez les bienvenus ! L'Eglise protestante est méconnue par la grande majorité des Belges. Et c'est bien connu, ce qui est inconnu fait un peu peur…


Ce site a pour but de vous aider à mieux nous connaître.


Dès les premiers frémissements de la Réforme du XVIème siècle, les Belges furent nombreux à être gagnés par ce courant de pensée, au point de faire de Bruxelles, pendant dix ans, une « République Calviniste Indépendante ». Nombreuses sont les villes belges qui firent de même et la Belgique a donc connu une époque, brève mais intense, où la religion majoritaire était le Protestantisme. Ces temps sont révolus et les Protestants sont aujourd’hui environ 100.000 en Belgique. Cela ne nous empêche pas d’être bien présents, avec une dynamique interne forte et une volonté de jouer notre rôle dans la société d’aujourd’hui, en Belgique, à Bruxelles et particulièrement à Uccle.


Le Protestantisme n’a en effet rien de monacal. Si nous ne négligeons ni la méditation ni la réflexion, nous croyons que notre foi nous conduit à nous impliquer dans le tissu social où nous sommes présents. Cette action est cependant toujours fondée et animée par notre foi. A vous, à travers cette petite brochure, de découvrir notre identité spirituelle et nos activités.


Mais ce que nous souhaitons avant tout, c’est que vous vous sentiez libres de venir nous rencontrer !


Actualités

Echos Janvier 2022 :
Notre unique assurance


De quoi demain sera-t-il fait ? Question légitime à se poser au seuil d’une année nouvelle, surtout que les récentes nouvelles n’augurent rien de rassurant. Ainsi la pandémie covid-19 et ses conséquences, le dérèglement climatique, la précarité socio-économique, par exemple, qui génèrent angoisse et incertitude quant au présent et à l’avenir. Passés les bons vœux envoyés et reçus, dans quel état d’esprit aborder dès lors les mois qui viennent ?

Le « Nouveau catéchisme pour la cité », une adaptation du catéchisme de Genève, des Petit et Grand catéchismes de Westminster et surtout du Catéchisme de Heidelberg, en posant deux questions sur le but principal de la vie de l’homme et de l’unique assurance dans la vie comme dans la mort répond : « Le but principal de la vie de l’homme est de glorifier Dieu et de trouver en lui son bonheur éternel. L’unique assurance, c’est que dans la vie comme dans la mort, j’appartiens, corps et âme, non pas à moi-même, mais à Jésus-Christ, mon fidèle Sauveur. »

Cette réponse est inspirée de Romains 14.7-8 : « En effet, aucun de nous ne vit pour lui-même et aucun ne meurt pour lui-même : si nous vivons, c’est pour le Seigneur que nous vivons, et si nous mourons, c’est pour le Seigneur que nous mourons. Ainsi, soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons au Seigneur. »

Calvin fait le commentaire suivant sur l’état d’esprit qui doit nous animer :

« Mais si nous ne sommes pas à nous-mêmes et appartenons au Seigneur, on voit ce que nous avons à faire pour ne pas errer et comment nous devons orienter tous les aspects de notre vie.

Nous ne nous appartenons pas ; que notre raison et notre volonté ne dominent pas dans nos réflexions et nos décisions. Nous ne nous appartenons pas ; n’ayons pas pour objectif ce qui nous plaît selon la chair. Nous ne nous appartenons pas ; oublions-nous nous-mêmes autant que possible, ainsi que tout ce qui nous entoure.

Au contraire, nous sommes au Seigneur ; que sa volonté et sa sagesse dirigent nos actions. Nous sommes au Seigneur ; que tous les aspects de notre vie soient orientés vers lui comme étant notre unique objectif.

Ô que de bienfaits a reçu la personne qui, sachant qu’elle ne s’appartient pas, a renoncé à l’autonomie et à la domination de sa propre raison pour les remettre à Dieu ! Car la satisfaction d’être maître à bord est la pire peste qui puisse atteindre les êtres humains pour les perdre et les couler ; aussi l’unique havre de salut est-il de ne pas être sage à ses propres yeux, de ne rien attendre de soi, mais seulement de suivre le Seigneur. »

Le ton est donné : il convient donc de vivre chaque instant de l’année qui vient dans la confiance en Dieu, en se nourrissant et en s’inspirant de la Parole de Dieu et des indications du Saint Esprit. Quoi qu’il advienne, le Père céleste est Maître de l’Histoire qu’il conduit vers un but. Vivre dans la dynamique d’une vie en communion avec le Saint Esprit, voilà ce que je souhaite à chacun. Dieu est notre seule assurance.

Prière

Seigneur, toi la source de notre ferme assurance, dans la vie comme dans la mort, nous nous en remettons à ton amour plein de grâce. Tu es notre Père et tu prends soin de nous. Tu nous aimes car nous t’appartenons. Tu es notre seul bien, et nous ne pourrions demander plus beau cadeau que celui de t'appartenir. Amen.

(L’essentiel de cette note est tiré du Nouveau catéchisme pour la cité.)

Bonne et heureuse année 2022 à tous !

Luc Lukusa, Pasteur


Télécharger l'Echo 01/2022

Echos Décembre 2021 :
L’esprit de Noël


Année après année, l’histoire de la naissance de Jésus est racontée généralement de manière enjolivée. En réalité, c’est une des histoires les plus dures à entendre pour peu qu’on veuille bien lire attentivement et comprendre le récit.

Jésus naquit hors de «l’hôtel», parce que cet «hôtel» était plein et que personne n’a voulu offrir un lit à une femme prête à accoucher. Elle le fit dans une étable et le premier lit de Jésus fut une mangeoire.

Et pourtant … La terre et toutes ses richesses, et même les humains, lui appartiennent, parce que c'est Lui qui les a créés.

Il s’est dépouillé, s’est appauvri, il a abandonné sa gloire, il a volontairement restreint sa puissance, il a accepté l’épreuve, les mauvais traitements, et il a subi la méchanceté, l’incompréhension et finalement la mort.

Du reste, on ne peut pas dissocier l’incarnation de la rédemption. Si la crèche de Bethléem a une importance aussi décisive, c’est parce qu’elle se place dans la succession des abaissements qui devaient conduire le Fils de Dieu à la croix du Calvaire.

L’incarnation est un grand acte d’humilité et d’abaissement de la part du Fils de Dieu (Ph. 2, 6-8).

À Noël donc, Dieu s’est dépouillé. Ce dépouillement et la mort qui s’en est suivie signifient aimer jusqu’à l’extrême pour que l'être aimé devienne riche.

Noël c’est Jésus qui devient une échelle qui nous permet d’atteindre le Père; le pont qui nous relie au Père. Noël c’est l’annonce d’un espoir de paix avec Dieu.

En réalité, l’esprit de Noël, c’est Dieu qui s’est fait pauvre pour nous enrichir. Cet esprit devrait être le signe distinctif de tout chrétien. Nous ne sommes pas dans l’esprit de Noël si nous vivons dans ce monde animés du même esprit que celui du prêtre et du lévite de la parabole dite du «Samaritain». Le prêtre et le lévite ont vu autour d’eux les besoins de cet homme que les brigands ont roué de coups et ils n’ont eu pour seule réponse que quelques vœux pieux et peut-être une prière pour que Dieu rencontre ce malheureux.

Je peux me dépouiller pour enrichir les autres.

Jésus en naissant sur la terre nous a ouvert le chemin de l’amour exprimé par le dépouillement. Vivre Noël, c’est m’imprégner de l’esprit de mon Maître: me dépenser, mettre mes talents, mes habiletés, mes capacités, ... pour les «petits», les frères et sœurs de Jésus afin de les enrichir, selon Mt 25.

Que le Seigneur Dieu dans sa grâce crée et développe en nous les sentiments qui étaient en Christ. Alors, au-delà de la forme qu’a prise la célébration de Noël au cours des siècles, nous garderons l’esprit de Noël, ce qui de loin est beaucoup plus important.

Joyeux Noël !

Luc Lukusa, Pasteur


Brève réflexion sur la patience et la persévérance du chrétien

Entre le temps où David a reçu l’onction, c’est à-dire l’Esprit Saint, de la part de Samuel et le temps où il est réellement monté sur le trône, il s’est écoulé un temps non négligeable. Ce fut pour David, un temps de formation, de maturation en tant qu’homme. Ce temps était nécessaire. Dieu avait estimé ce temps nécessaire. Malheur à nous, gens pressés, qui voulons voir tout s’accomplir et tout de suite. Malheur aux gens gagnés et pétris par l’esprit du siècle présent, à savoir TOUT et TOUT de SUITE. Un des fruits de l’Esprit Saint c’est la patience. Ce qui manque souvent aux enfants de Dieu, c’est l’espérance chrétienne, c’est de discerner le Kaïros de Dieu, c’est-à-dire le temps favorable, qui est différent du chronos, le temps qui s'écoule.

Avoir l’Esprit de Dieu n’exonère pas ceux que l’Éternel a choisis de la formation, de l’effort à fournir dans l’apprentissage (2 Pierre 1, 5-10).

Cette exhortation de l’apôtre, dans la deuxième lettre de Pierre, est vigoureuse et fait appel à une ferme résolution, à une détermination de progrès. C’est un passage volontariste. Toutes les ressources humaines sont sollicitées en vue du développement d’une foi riche, équilibrée, active. La croissance du chrétien se fait à l’intérieur de la grâce.

Dans le journal catholique «Dimanche» du 25.05.2003, Stan Rougier apporte de l’eau au moulin en écrivant : «Dieu donne des graines. C’est à l’homme qu’incombe la tâche de labourer, de semer et de récolter, et de semer encore ... Il nous a faits être ses associés. Laissons à Dieu son rôle et assumons le nôtre. À Dieu la joie de créer les nappes souterraines. À nous celle des forages. À Dieu la joie d’inventer le blé. À nous celle de semer le grain et de récolter les moissons, …»

On peut méditer profondément la parabole des talents. La méditation et la prière, moyens pour être en communion avec Dieu, sont des occasions de ressourcement, d'acquisition de l'énergie nécessaire pour de grandes et profondes réalisations; mais jamais, jamais une justification de la paresse, de l'oisiveté, de l'inactivité, de l'inertie, de l'irresponsabilité. La prière ne nous exonère pas du tout du travail, ni de l'effort. Dans 1 Cor., les serviteurs (Pierre, Paul, .) plantent, arrosent, moissonnent, mais c'est Dieu qui fait croître.

Luc Lukusa, Pasteur


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