Bienvenue

Vous avez franchi le seuil de notre Eglise : Soyez les bienvenus ! L'Eglise protestante est méconnue par la grande majorité des Belges. Et c'est bien connu, ce qui est inconnu fait un peu peur…


Ce site a pour but de vous aider à mieux nous connaître.


Dès les premiers frémissements de la Réforme du XVIème siècle, les Belges furent nombreux à être gagnés par ce courant de pensée, au point de faire de Bruxelles, pendant dix ans, une « République Calviniste Indépendante ». Nombreuses sont les villes belges qui firent de même et la Belgique a donc connu une époque, brève mais intense, où la religion majoritaire était le Protestantisme. Ces temps sont révolus et les Protestants sont aujourd’hui environ 100.000 en Belgique. Cela ne nous empêche pas d’être bien présents, avec une dynamique interne forte et une volonté de jouer notre rôle dans la société d’aujourd’hui, en Belgique, à Bruxelles et particulièrement à Uccle.


Le Protestantisme n’a en effet rien de monacal. Si nous ne négligeons ni la méditation ni la réflexion, nous croyons que notre foi nous conduit à nous impliquer dans le tissu social où nous sommes présents. Cette action est cependant toujours fondée et animée par notre foi. A vous, à travers cette petite brochure, de découvrir notre identité spirituelle et nos activités.


Mais ce que nous souhaitons avant tout, c’est que vous vous sentiez libres de venir nous rencontrer !


Actualités

Echos Avril 2021 :
« Oh, surprise ! Le crucifié est vivant ! » (Mt 28,1-10)

Une atmosphère lourde règne ce vendredi-là. La haine, le mensonge, le faux témoignage, la corruption, la violence, et l’injustice semblent gagner. En effet, le juste, l’homme de bien, qui a enduré la souffrance physique, morale et psychologique, qui a soutenu un combat spirituel, … est condamné dans un simulacre de procès. La crucifixion, la mort constatée et l’ensevelissement signent la fin d’un rêve pour les siens et la victoire sur un gêneur pour ses adversaires religieux et politiques. Game is over, comme disent les jeunes. Tout est joué. On peut tourner la page.

Pour prévenir l’imposture d’une résurrection annoncée, les soldats gardent le tombeau. Ils ont avec eux la force, les armes et la légitimité des pouvoirs politiques.

Pour commencer leur deuil, les deux Marie qui avaient connu et aimé Jésus-Christ, brisées par la douleur, sont déterminées à manifester leur amour à l’être bien-aimé. Elles n’ont que leur amour et leur foi. Elles viennent voir le corps et se rendre compte que l’histoire est bel et bien terminée.

Devant le même tombeau deux mondes se côtoient, celui des croyants, représenté par les deux Marie et celui des non-croyants que représentent les soldats. Les unes s’interrogent sur qui leur roulera la pierre et les autres veulent s’assurer que personne ne la roulera.

Oh ! Surprise ! C’est un ange que ni les unes ni les autres n’attendaient qui survient et surprend. C’est lui qui roule la pierre ; c’est encore lui qui ne s’adresse qu’aux femmes pour leur annoncer que le mort est revenu à la vie ; regardez, il n’est plus dans le tombeau gardé pourtant par les soldats. Il est plus fort que la mort ; il est vivant.

Les femmes venues là avec une idée en tête se sont laissées surprendre. Les soldats aussi. Les émotions envahissent les deux camps, l’un par la joie et l’autre par la peur. Le Ressuscité ne se révèlera qu’aux siens et c’est eux qui seront porteurs de cette bonne nouvelle qui a traversé les temps et les espaces jusqu’à nous atteindre ; et nous avons le même devoir que nos prédécesseurs pour continuer à en témoigner ici et maintenant.

La résurrection du Christ de Dieu n’est pas un slogan à ânonner, mais un acte de foi qui fait vivre, une réalité à expérimenter. Si le Christ est vraiment ressuscité, alors, TOUT peut ressusciter : la joie quand nous sommes abattus ; l’amour quand nous n’arrivons plus à aimer ; l’espérance, quand nous ne voyons plus comment nous en sortir ; la force de vivre quand tout nous apparaît sombre; l’audace quand tout paraît perdu ; la reconstruction quand nous avons été brisés. Sûrement : TOUT peut ressusciter ; et pas par la force de notre pensée ; mais par la force de Dieu, en Jésus-Christ. Oui, des épreuves, chacun en subit ; oui, Christ n’a pas évité la croix, la mort et l’horreur. Il ne convient donc pas de s’arrêter à l’épisode de l’épreuve, de l’horreur, de la défaite, de la mort, car alors notre vie va ressembler horriblement à ce goût de mort. Il importe d’intégrer l’épisode de la résurrection, et compter sur le Christ qui nous a promis d’être avec nous tous les jours (un mort pourrait-il le faire ?!!!) Assurément, le Dieu vainqueur peut lui seul nous relever, nous faire reprendre confiance après une épreuve, nous faire aimer la vie qui est bonne, belle, savoureuse, enthousiaste. À ce moment-là, la résurrection cesse d’être un slogan à réciter pour devenir une vie vécue et une vie à vivre. La pandémie du covid est un moment difficile que nous traversons ; et personne ne peut dire quand tout cela va se terminer et on ne mesure pas réellement toutes ses conséquences. Tout est-il fini? Laissons-nous surprendre par le Ressuscité. Alors, la résurrection, vous y croyez-vous ?…. !!!!!! Si oui, alors bonne fête de Pâques, joyeuse Pâques, Lumineuse Pâques.


Votre Pasteur, Luc Lukusa

Télécharger l'Echo 04/2021

Echos Mars 2021 :
« Un chemin de spiritualité ! »

Le premier dimanche après le congé scolaire de Carnaval nous introduisait déjà dans la période de carême. C’est le moment choisi par l’Église ancienne au IVe siècle pour inviter les chrétiens de manière particulière à prendre conscience de leur identité et surtout à vivre avec forte intensité l’Évangile, à approfondir leur vie spirituelle, à vivre dans la proximité de Christ, de Dieu.

Pourquoi ? Parce qu’à défaut de ne pas le vivre tous les jours, cette période est un rappel pour vivre intensément notre identité de disciple de Jésus Christ, témoin du Christ ressuscité.

L’enjeu est d’apprendre à toujours mieux connaître le Seigneur, afin de mieux l’aimer, et de mieux traduire cet amour par un service conséquent. De la sorte est vécu le plus grand de tous les commandements, à savoir vouer un amour exclusif à Dieu.

Le carême est donc un privilège, un chemin pour chacun de retrouver la spiritualité. L’ascèse, ou le jeûne, nous permet de nous délester des lourdeurs pour rester éveillés spirituellement. En effet, trop de pesanteurs nous empêchent de bien marcher.

En route vers la fête de Pâques, mettre les bouchées doubles sur la méditation, la prière et le jeûne ne peut qu’entraîner à plus de spiritualité. C’est le moment que j’ai choisi pour vous proposer une réflexion sur le jeûne à joindre à la méditation et la prière pour collaborer avec le Seigneur en vue de notre sanctification.

Bonne route vers Pâques !


Votre Pasteur, Luc Lukusa

Télécharger l'Echo 03/2021